OpenAI : l'ingénieur accusé d'avoir posé un micro reste en détention
Le 19 octobre, un juge fédéral de San Francisco a refusé de libérer Abdulrahman Alfozan, ressortissant saoudien et ancien ingénieur d'OpenAI, arrêté par le FBI le 9 octobre. Il est poursuivi pour avoir tenté d'intercepter des communications orales avec un dispositif caché dans une salle de conférence de la direction ; il encourt cinq ans de prison. Le juge a écarté une caution d'un million de dollars proposée par le consulat saoudien de Los Angeles.
Selon les pièces de l'accusation, il échangeait régulièrement sur WhatsApp avec un membre non identifié de la famille royale saoudienne, qui cherchait à le recruter pour un projet d'IA (dernier échange connu le 5 octobre). Après son arrestation, sa femme et son fils ont quitté les États-Unis sur un vol payé, selon l'accusation, par un militaire saoudien ; la défense parle d'un beau-frère fonctionnaire.
Ni espionnage ni action pour le compte d'un État étranger ne sont retenus à ce stade. OpenAI dit n'avoir constaté aucun vol de poids de modèles, de code ou de données clients. La défense conteste l'intention de fuite et rappelle qu'OpenAI l'encourageait à travailler avec l'Arabie saoudite.